Une bouteille à la mer : Chapitre I

CHAPITRE I – EXAMEN DE CONSCIENCE

Le temps de quelques lignes, un voyage dans les abysses de mon âme, probablement jusqu’à l’indécence…
Il risque d’y avoir beaucoup de brouillard et très peu de signalisations.

Je suis souvent…

Noyé dans mes larmes et mon chagrin
Baignant dans ma tristesse et mon désarroi
J’appelle, mais ça sonne occupé
J’appelle, mais on me raccroche au nez
Je crie et mes cris résonnent dans mon corps
Il vibre et perd l’équilibre

Je suis seule et j’ai mal
Seule face à moi-même, les questions se bousculent
Seule dans le noir, des larmes chaudes coulent sur mes joues
Je ne voulais pas me l’avouer, mais j’ai besoin de tendresse et de douceur
Seule face au monde, mais surtout seule face à moi-même
Je suis seule et mon cœur se sent affamé
Je souris et je ris jusqu’à m’étouffer
Est-ce une illusion ?
J’ai l’impression quelques fois de me mentir
J’aimerais une oreille où me recueillir
Est-ce égoïste ?
Ces larmes versées, envolées, évaporées…

Je n’y arrive plus !

Ma tête bouillonne et fume !

J’ai le cœur percé, et les pensées brouillées, je ne sais plus quoi faire.
J’ai mal, et… Ça me fait mal de le dire !

Mon âme est un mystère que j’ai dû mal à déceler, je n’y comprends rien, que Dieu me vienne en aide ou je risque de m’éteindre.
Elle se noie dans un océan de pensées. Mes pensées font trop de bruit.

Mon esprit est un labyrinthe sans issue, je dois me faire face.

Mes douleurs ont ensanglanté des pages, mes angoisses ont blêmi ma peau avec effroi, ma couleur ébène s’est broyée dans ma peur. Je deviens monochrome, vide de sens… Je commence à voir la vie en noir et blanc. Ce mal a-t-il un nom ? Il est indolore.

Je commençais à avoir peur de moi-même, de mes réactions. Une coquille s’est formée, une carapace.
Fragilisée…

Je me sens comme si…

Les gens voulaient habiter ma peau, me posséder, me comprendre, m’analyser, peut-être m’aimer et me détruire…

Je me sens invisible ou je lutte pour l’être ?

Je n’y arrive plus

Sentiments bruts ! Incompréhensifs, agressifs, et impulsifs !
Réaction épidémique, épidermique, pandémique !
A fleur de peau…

Je suis souvent inondée d’une vague d’émotions, à en être submergée… Je deviens esclave ! Je me sens complètement asphyxiée, suffoquée, et tombée !
Elles sont subversives !
J’ai mal, je me ronge, je me perds, je sombre, je croule et je meurs !
Je vois dans vos yeux de la souffrance, je la sens, je me crispe, je subis, et je meurs !
Explosion, érosion, et profusion !

Je n’y arrive plus…
Je suis otage !
Comme une éclipse, mes journées peuvent s’assombrir, mais je veux…

Je suis prête à affronter la nuit, je veux exorciser mon mal !
Pourtant quand mes maux me quittent je me sens vide, livide, avide.
Mon âme s’est consumée, il reste des cendres, de la poussière d’étoiles qui se repend.

Bloquée au même point, je ne cesse de répéter les mêmes mots encore et encore. Je veux me purger de mes émotions, ça urge. Mes insomnies me rongent, j’erre dans les hangars hantés par mes fantômes. Je combats le vide…

Mon cœur est crevassé, les caresses l’apaisent…

Je n’y arrive plus…

Je sens que…

Mon ambition a brûlé mes ailes ! Je meurs dans mes rêves inassouvis !
J’ai été vorace
J’ai carrément merdé !
J’ai voulu m’évader et je me suis cadenassée
Suis-je amer ? Ai-je le droit de l’être ?
De quoi je me plains ?
J’ai merdé parce que j’ai essayé d’accomplir trop de choses en même temps ?
Je me sens broyée par les échecs et la solitude ! Je fais mon propre examen de conscience.

Échecs…Inachevé…Désenchantement…
Déceptions, désillusions, et frustrations ! Crève-cœur !

J’ai espéré jusqu’à tomber de désespoir, tout s’est écroulé avec mes larmes.
Mes larmes brûlent mes fissures, mes déchirures, mes cicatrices.

L’échine j’ai dû courber

Mes sentiments me rongent, ils se figent avec mes pensées. La folie et la raison se frôlent, se cherchent et s’envoûtent
Je valse…
Tel un chant de sirène mélodieux et charmeur, les ténèbres m’appellent…

J’ai le cœur lacéré et le corps balafré…

Je suis…
Blasée, fatiguée, exténuée
J’ai une envie d’échappatoire
J’ai envie de fuir
J’ai envie d’exploser

Je veux…
Le bruit ou le calme

Je ne sais plus…

Je suis peut-être dans un délire narcissique, égocentrique, toxique, ou despotique

Je ne sais plus…
Je n’y arrive plus…

Un regard, un silence, une larme, 3 petits points et un manque.

Mon cœur s’est meurtri de silence… Il est scellé

Le silence est d’or, il résonne en moi…

Le poids des mots et la douleur des maux

Était-il préférable que je pose les mots sur le papier et les balance dans l’Univers ou qu’ils me rongent ?

Les mots me manquent
Effluve de sentiments
Océan d’incompréhension
Mon corps lance un cri de détresse

J’ai une volonté viscérale d’expression de moi-même

Suis-je…

Désert ou océan ?
Suis-je une oasis ?
Ou une goutte dans l’océan ?

Suis-je…

Fidèle ou mécréante ?
Soumise ou révoltée ?
Rebelle et insolente ?

Suis-je…

Un paradoxe, une boxe, un équinoxe, une intox ?

Je me meurs dans les frustrations du passé

Le passé nous hante, le futur nous envoûte, et le présent est inconscient
Réalité parallèle

Il y a quelque fois où…

Ma respiration se saccade
Et mes yeux se noient
Mon cœur s’accélère et je tremble
Mon cerveau disjoncte
Mon cœur s’est écorché
C’est pour ça que ma plume a coulé
J’ai essayé de l’arrêter
Mais je n’ai pas pu mon cœur voulait s’exprimer
J’ai pris du buvard
Pour essayer d’éclaircir ce brouillard
Mon esprit se torturait
Ma conscience se déchirait
La souffrance a fait naître les plus grands best-sellers
Mais pour le corps, elle est un serial killer
Le corps marqué de stigmates
J’essaye de faire la diplomate
Mais tout ce que je veux
Tout ce que ma plume veut
C’est crié haut et fort
Faire des centaines de métaphores
Sur les épreuves de la vie
Et comment on y survit Il fait peu vendre le bonheur
C’est peut-être pour ça qu’il y a tant de malheurs
Résonnent dans ma tête les cris et les pleurs
Peut-être que ça marche les anti-douleurs ?
Je les ai assez dissimulé mes sentiments
J’essaye de les exprimer joliment
Ma plume s’enrage
Ça sent l’orage
Prendre la parole est si dur
Ça demande tellement qu’on carbure
Que je préfère prendre une feuille et un stylo
Là, je deviens un peu plus costaud

J’écris…

J’écris sur mes déceptions, mon chagrin et mes victoires
J’écris sur mes fissures au cœur

J’ai ravalé des larmes par honte…

Je suis un voyageur sans destination,
Je trimbale des valises hantées de mes histoires
Que je ne voudrais que personne découvre

J’ai l’impression de me tromper sur qui je suis

Syndrome de l’imposteur ? Ou fausse modestie ? Je pensais être, mais en fait j’ai trompé… Doute maladif !

Une lutte constante entre…

L’ignorance ou le savoir ? Quiétude ou angoisse ? Sérénité ou tempête ? Tout se bouscule trop de questions, ça chauffe, tout s’accélère, se saccade et le burn-out.

Une fleur dans champ de ruine…
Je suis fanée…

la beauté dans la tragédie, le bonheur est plat, sans couleur, sans douleur, je ne comprends pas.

Je ne comprends pas, je n’y arrive plus…

Je ne sais pas si je feins le bonheur, si je sens ma propre douleur ou j’absorbe la souffrance des autres pour en faire mienne ? Illusoire ? Effet miroir ? Je ne sais plus ce qui se passe dans ma tête, c’est brouillé. J’ai l’impression que seul l’Univers m’écoute et quelque fois j’en doute.

Souffrance chronique ?

Ai-je une tendance à l’auto-destruction ? Mais pourtant je crois à la vie, j’aime la vie, je n’ai pas forcément de destin prophétique, mais je pense que j’ai ma brique à apporter à l’édifice.

J’ai l’impression d’être la proie de prédateurs, de chasseur et d’être coincé entre le marteau et l’enclume. Psychose ou réalité ? Maladie ou réalité ?

Démunie…

La nuit réveille mes démons et la journée les illusionne Et pourtant, c’est dans la pénombre que mon esprit s’apaise

Je n’y arrive plus…

Ma vie n’est que quête de sens, jusqu’à me perdre moi-même. J’ai besoin d’une boussole, d’une rose des vents, de mon étoile, de ma constellation.
J’ai largué les amarres, traversé les océans, retrouvé mes illusions perdues dans les profondeurs de mon esprit.
Je suis une naufragée…

Divagation, déviation, radiation, spoliation, aliénation… Réappropriation, et expiation. J’ai frôlé la démence, touché la névrose, crue à l’utopie, fantasmée, créée l’illusion…

Je suis une âme qui erre dans les méandres de la vie…

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