Une bouteille à la mer : Chapitre II

CHAPITRE II – ECRITURE

Mon envie de raconter le monde se meurt dans mon envie de me raconter… Égocentrisme ? Je ne sais pas probablement.
Beaucoup trop de sentiments se mélange dans mon esprit et mon cœur s’emballe !
Pourquoi j’écris ?
Je griffonne pour m’écrire
Pour témoigner
Pour laisser ma trace dans le monde
Parce que j’en ai besoin
Pour me retrouver
Pour me soulager
Je ne suis pas en quête de reconnaissance 
Ni d’une renaissance 
Ou peut-être bien ? 
En fait je n’en sais rien 
Dans l’incapacité je suis, d’expliquer et de donner du sens

Ma plume, mon compagnon le plus fidèle
Dès que mon cœur était submergé, je n’avais qu’à mettre mes écouteurs et j’écrivais. J’écrivais jusqu’à n’en plus pouvoir. 
Mais, 
Ma plume s’en est allée… 

Au clair de ma plume, ne m’abandonne pas…  

Musique dans les oreilles, ticket d’embarquement, prête pour le voyage, voyage au fond de mon esprit, de mon âme, de mon cœur, au fond de moi-même, au bout de moi-même.

Mon cœur rempli d’ecchymoses
Coincé dans mes névroses
Ma plume est salvatrice
Elle est ma matrice
Elle est mon gilet par balles
Dans ma tête, sonne les timbales
Quand mal j’ai à mon cœur
Mes rimes jouent les strikers
Mais depuis un temps
Son absence, vécue comme un châtiment
Ma plume a déserté
J’ai perdu mon cran de sûreté
Angoissée, j’enchaîne les nuits blanches
Dans mon esprit, c’est l’avalanche
Une explosion de sentiments
Je ne peux faire sans
Les rimes me manquent
Je suis comme une droguée en manque
De ma came, j’ai besoin
De mes souffrances, ma plume a été témoin
Dépendante d’elle, je le suis
Mes maux, elle essuie
En panne d’inspiration ?
Sur mon corps ça a l’effet de radiation
Est tyrannique cette expérience
J’ai conclu une mésalliance
On me parle de syndrome
Je dis amer est l’arôme
Dans une jungle, je suis et j’essaye d’y survivre
Mes pensées se givrent
Figée, ma tête est dans un glacier
Sacrifiée
Entre le marteau et l’enclume
Elle se fait la malle ma plume

Ma plume…
De mes états d’âme, je narre l’histoire
Ma feuille est mon bavoir
Dans un désert, ma plume était mon oasis,
Elle représentait un énorme édifice
Semblable à un château
De ma plume je sortais des mots

Ma plume a mis à nu mes sentiments
La souffrance m’a amnistié
Écrire apaise mon cœur
Même si ce n’est peut-être que pour quelques heures
Mais un laps de temps n’est mieux que rien
La sentence est irrévocable, j’ai pris perpétuité, me voici auprès des miens.
Prisonnière de la page blanche
Ma plume que je prenais pour planche
Je surfais sur la vague de mes maux
Et depuis j’en perds les mots

Prise dans le tourbillon du temps
Le cœur haletant
Rangée, depuis ma plume l’est
Les rimes viennent à me manquer

A quand le retour
De mon plus bel amour
Celui que j’aimerais jusqu’à la fin de ma vie
Je vous parle de ma poésie.

Au clair de ma plume, ne m’abandonne pas…

J’écris un peu, beaucoup, passionnément, et amèrement
Je vais écrire jusqu’à l’étouffement, jusqu’à l’écœurement…


J’ai toujours voulu donner une structure à mon écriture, chercher un style, mais ce qui me définit c’est le bordel !
Je n’ai pas une écriture mélancolique, mais anarchique.

J’ai posé mes mots, j’ai effacé, j’ai raturé, j’ai recommencé, j’ai détesté, j’ai pleuré et j’ai probablement aimé.
J’ai surtout eu peur, peur de mes mots, de moi, de l’autre, des conséquences, en fait, je ne sais pas.

Je mets un soin particulier à choisir les mots que je vais poser sur ce papier parce que me faire mal comprendre serait une catastrophe, déclencher un quiproquo avec l’utilisation d’un mot au mauvais moment, ou un synonyme, mais qui ne veut pas dire la même chose.
Que font dire les mots ? Ont-ils du sens ? Quel sens donnent-ils à notre vie ? A nos émotions ? A notre vécu ? Les métaphores sont-elles fidèles ? J’écris, mais je ne sais pas. Mon ignorance ou innocence ou les deux ne me servent pas.

j’y étais mais j’ai abandonné, je savais mais en fait j’ai appris que je ne savais pas, je pouvais mais en fait je pensais pouvoir, je pensais gagner mais j’ai perdu, j’ai beaucoup pensé mais rien ne s’est passé.

Écris sur moi ou dois-je écrire sur moi ? Comprends-moi ou dois-je me comprendre ? je me dessine avec des mots abstraits.
Je joue avec l’abstrait, le figuratif, le romantisme et le trompe l’œil, car le réalisme m’a fait trop mal.
La mélancolie c’est beau, le spleen c’est poétique,
mais mes mots je ne sais pas ce que c’est.
J’ai écris pendant des nuits pour me vider le
cœur, m’apaiser l’esprit et calmer mon corps. La pénombre m’a apaisé, j’y est trouvé mon réconfort, mon anti-corps

La guerre des mots ?! J’exagère ? Peut-être, peut-être pas ! Chaque mot a son importance et a un poids
L’art de les manier…

Je veux être un alchimiste des mots… Je veux être… Être…

Certains mots blessent, d’autres font des prouesses.
Certains ont des titres de noblesses, d’autres décrivent nos faiblesses.
Certains mots m’assassinent, d’autres me fascinent.

Le poids des mots qui résonnent en moi et m’écorchent, me soignent ou me délivrent.
Le poids de mes propres mots ou ceux d’autrui.
Le poids du silence rempli de douleur…


Je m’écris à travers ces lignes

Je ne sais pas ce que vous allez comprendre de mes mots, quel sens vous allez leur donner, et je crois que je n’espère rien. J’écris juste ! Pour une fois, j’écris juste, sans pression.

Alors dîtes moi…
Qu’est ce qui compte dans votre histoire ? Qu’est ce qui dans notre histoire a le mérite d’être entendu ?
Tout le monde raconte peut-être la même chose mais avec des nuances.
Je philosophe … en fait je ne sais pas trop ce que je fais.
Pour une fois j’écris sans filtre, je laisse fuser c’est tout et écrire ces mots me fait sourire. Je me sens bien ! Peut-être que ces mots ne seront jamais lu
s, ils vont errer jusqu’à finir comme une épave au fond de l’océan. Peut-être qu’ils ne survivront pas à la tyrannique touche effacer, mais j’ai écrit, je me suis libéré de ce poids dans mon cœur.

Tant que je vis, j’écrirais, je serais mon propre témoin, …

J’aimerais écrire en continu, sans relâche, et sans bâche ! J’aimerais être le vent et frôler ces peaux, j’aimerais être la pluie et perler sur ces joues, j’aimerais être le soleil, dorer le monde, j’aimerais être la lune, éclairer vos nuits.

Délire mégalo ? Egotrip ?

Quelques fois j’ai tellement accumulé, que je pleure sans raison, je pleure pour extérioriser, pour m’exorciser. Ma plume et mes larmes c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour le faire.

Au clair de ma plume, ne m’abandonne pas…

Vous savez pourquoi les mots ont su panser mes blessures ? Parce que je trouvais du sens à ce que ressentais. Je lis et je mets des mots sur une sensation. Je me sens moins seule dans mon chagrin.

Je suis ma tragédie, à moi seule j’ai noirci des pages et des pages… mais cette tragédie m’appartient

Quand l’inspiration me prend
Quand la plume me transperce
Que la solitude me berce

Ma plume coule
Mes larmes sont mon encre, mais mon encre fuit
Ma feuille bave et le message est flou
Vous brouillez les pistes et vous nous amenez sur l’île des esclaves
Ma vision se brouille
Mes écrits se consument
Par mon amertume
Mon regard s’assombrit
Cynique ? Satirique ? Ironique ? Platonique ?
Je ne sais plus
Je me referme

Auto-censure
Sans mesure
Dans mon cerveau c’est la démesure
Ils voulaient m’avoir à l’usure
Je rouille, je déraille
Y-a-t-il une faille ?
Ma plume se repose t elle ?
Pour redémarrer de plus belle ?
Mais j’ai besoin d’elle
Car à l’agonie je suis sans elle
Écorchée, ne se pansent mes blessures
Cris muet et sourire

Je vous parle d’un son muet
Je vous tends mes feuillets
Ma voix n’est que silence
Mais mes mots retentissent

je voulais exprimer des choses, sans trop les dire franchement, et sans que l’on sache que c’était moi.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s